Actualité du 1 mai 2026
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Depuis le 14 octobre 2025, Windows 10 est officiellement en fin de support. Concrètement, Microsoft n’émet plus de correctifs de sécurité grand public. Un filet de sécurité subsiste via les Extended Security Updates (ESU), un programme payant qui prolonge la diffusion de correctifs critiques jusqu’en 2028, le temps de préparer une trajectoire de migration. Les organisations qui restent sur Windows 10 sans ESU s’exposent à des vulnérabilités non corrigées, à une hausse des incidents, et à des difficultés d’assurance ou de conformité en cas de fuite de données. Pour cadrer votre réflexion, consultez la page Microsoft dédiée aux ESU et la liste des prérequis matériels de Windows 11, deux références utiles pour évaluer le chemin à parcourir.
Au-delà de l’OS, la cybersécurité reste une discipline quotidienne : mises à jour régulières, moindre privilège, segmentation réseau, sauvegardes testées et sensibilisation des utilisateurs réduisent drastiquement le risque opérationnel. Le portail Cybermalveillance.gouv.fr donne d’excellentes bases de bonnes pratiques accessibles et actionnables au quotidien.
Il n’existe pas une seule « bonne » solution, mais des scénarios à combiner selon l’âge du parc, les contraintes applicatives, le niveau d’exposition et le budget. Le tableau ci‑dessous résume les trajectoires les plus courantes et leurs arbitrages.
| OPTION | POUR QUI | AVANTAGES | LIMITES |
|---|---|---|---|
| ESU Windows 10 (2025–2028) | Applications critiques non migrables à court terme | Gagne du temps pour planifier, limite les failles connues | Coût annuel croissant, obsolescence inchangée |
| Migration vers Windows 11 | Parc compatible (TPM 2.0, UEFI/Secure Boot, CPU éligibles) | Socle de sécurité moderne, support long terme | Tests applicatifs, conduite du changement |
| Renouvellement partiel du parc | Postes anciens/incompatibles ou très exposés | Performances/efficience énergétique, standardisation | Investissement initial, recyclage |
| Virtualisation / Cloud PC | Usages distants, saisonnalité, contraintes fortes | Centralisation, flexibilité, sécurité côté datacenter | Dépendance réseau, abonnement récurrent |
Oui, mais avec méthode. Les ESU limitent le risque sur les vulnérabilités connues. Sans ESU, il faut compenser : isolation réseau (VLAN, filtrage), moindre privilège (pas d’admin local permanent), EDR/antivirus moderne, filtrage web/mail rigoureux, et surtout un calendrier de retrait daté. En parallèle, documentez vos exceptions et suivez-les mensuellement.
Établissez d’abord la compatibilité poste par poste (TPM 2.0, Secure Boot, CPU). Trois voies se dessinent : activer TPM/Secure Boot s’ils sont présents mais inactifs ; mettre à jour le firmware/BIOS lorsque possible ; remplacer les postes non éligibles, en priorisant ceux manipulant des données sensibles ou très exposés à Internet.
Pour une TPE (10–20 postes), comptez souvent 2 à 6 semaines (inventaire, pilote, déploiement par vagues). Pour une PME multi‑sites, 8 à 16 semaines selon la diversité applicative, les tests, les créneaux hors production et la logistique (sauvegardes, livraisons).
Une démarche structurée réduit les aléas, les interruptions et les effets de bord. Voici un fil conducteur adaptable à votre contexte.
Pour approfondir la maintenance opérationnelle qui soutient ces étapes, parcourez la page Maintenance du parc informatique, utile pour structurer vos contrats et interventions récurrentes.
L’hygiène cyber est un investissement continu qui se traduit en incidents évités, en temps de reprise réduit et en conformité facilitée. Les axes ci‑dessous forment une base robuste et mesurable.
Avant d’engager un budget, validez ces points : ils aident à fixer la trajectoire, à hiérarchiser les actions et à sécuriser le calendrier.
Trois mouvements s’affirment en 2026 : le durcissement « par défaut » des systèmes modernes, l’élévation des exigences des assureurs (preuves de patching, MFA, sauvegardes testées), et la normalisation des environnements hybrides mêlant postes Windows 11 et accès distants. Anticiper ces tendances, standardiser le parc et documenter les exceptions permet d’éviter la dépendance prolongée aux ESU et de stabiliser les coûts à 24–36 mois.
Pour aller droit au but, voici les interrogations qui reviennent le plus chez les TPE/PME à propos de Windows 10 après 2025, des ESU et de la migration vers Windows 11.
Le choix n’est pas binaire : les ESU offrent un sas temporel, tandis que Windows 11 pose un socle durable. La meilleure voie combine inventaire objectif, priorisation par le risque, pilotes bien conçus et mesure continue. Envie d’aller plus loin ? Explorez d’autres contenus du site, posez vos questions et partagez vos contraintes pour affiner une trajectoire réaliste et soutenable.
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