À un certain stade de croissance, la question se pose inévitablement : faut-il recruter un technicien informatique en interne, ou continuer à faire appel à un prestataire extérieur ? En apparence, un salarié dédié semble offrir plus de réactivité et de contrôle. En pratique, quand on pose tous les chiffres sur la table, la réalité est souvent différente. Voici une comparaison honnête, sans langue de bois.
La première erreur est de comparer le tarif mensuel d'un prestataire au seul salaire net d'un technicien. Ce n'est pas le bon calcul.
Le coût complet d'un salarié informatique junior en Île-de-France (salaire brut + charges patronales) oscille entre 38 000 et 45 000 € par an. Mais ce chiffre ne prend pas en compte :
En intégrant tous ces éléments, le coût complet annuel d'un profil IT junior en Île-de-France dépasse fréquemment 55 000 à 65 000 €, soit entre 4 500 et 5 400 € par mois.
Un technicien informatique, même compétent, a un périmètre de compétences limité. Il est généralement bon sur 2 ou 3 domaines (helpdesk, réseau, Windows), mais moins à l'aise sur d'autres (sécurité, cloud, téléphonie IP, Linux, sauvegarde avancée). Pour couvrir l'ensemble des besoins d'une PME moderne, il faudrait idéalement deux profils complémentaires soit un budget bien supérieur.
Sa disponibilité est également contrainte : il travaille selon des horaires définis, prend ses congés selon un planning, et peut se retrouver indisponible précisément au mauvais moment le vendredi soir quand un serveur tombe en panne, ou en août quand tout le monde est parti.
Un contrat d'infogérance adapté à une PME de 10 à 30 postes se situe typiquement entre 800 et 2 500 € par mois selon le périmètre. Pour ce tarif, vous bénéficiez :
Et surtout : si votre prestataire n'est pas satisfaisant, vous changez. Vous ne licenciez pas.
Un profil IT interne se justifie dans plusieurs situations :
Dans ces cas, la bonne approche est souvent hybride : un profil IT interne pour le pilotage et les projets, complété par un prestataire pour l'opérationnel quotidien et les compétences spécialisées.
Au-delà du comparatif de coûts, il y a une question que les dirigeants oublient souvent : quel est le coût d'une informatique non gérée ? Panne serveur non anticipée, ransomware non contré, données non sauvegardées, mises à jour de sécurité repoussées… Pour une PME de 20 personnes, une journée d'arrêt complet représente facilement 8 000 à 15 000 € de perte de productivité directe.
C'est en mettant ce chiffre en regard du coût d'un contrat d'infogérance que la décision devient évidente pour la plupart des dirigeants. Contactez Actiline pour un devis personnalisé adapté à la taille et aux besoins réels de votre entreprise.
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Oui, et c'est même recommandé pour les entreprises qui découvrent l'infogérance. Un contrat partiel peut couvrir uniquement la supervision et la sécurité dans un premier temps, puis s'étendre au helpdesk et à la sauvegarde une fois la relation établie. Cette progressivité permet de tester la qualité du prestataire sans engagement total immédiat.
C'est précisément l'un des avantages d'un prestataire par rapport à un salarié interne. La plupart des contrats d'infogérance incluent une astreinte téléphonique et une supervision nocturne. En cas d'incident critique, une alerte est déclenchée automatiquement et un technicien prend en charge le problème, même la nuit ou le week-end.
La coexistence est tout à fait possible et fréquente. Le salarié interne se concentre sur les projets et le pilotage des sujets stratégiques, tandis que le prestataire prend en charge l'opérationnel, la supervision et les compétences spécialisées. Dans certains cas, l'entreprise choisit de ne pas remplacer un salarié IT partant, et de confier son périmètre à un prestataire une transition naturelle qui mérite d'être anticipée.